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Sélectionneur national: abattre la bonne carte !

Le choix du nouveau coach de l'équipe nationale imminent


Il serait en effet de bon ton de disposer d'un coach national au moment du tirage au sort des qualifications pour l'Euro-2013, le 4 décembre prochain à Munich. La fédération y travaille et une short-list de 4 candidats potentiels est examinée par les directeurs techniques qui devront proposer leur(s) candidat(s) au nouveau Steering-Comitee qui présidera aux destinées de l'équipe nationale belge dont l'objectif prioritaire est de retrouver la phase finale d'un Euro au plus vite. Y aller déjà en 2013 en France serait un formidable exploit. C'est pourtant jouable, à condition d'abattre de suite les bonnes cartes !



Sélectionneur national: abattre la bonne carte !
Qui - par ordre alphabétique - d'Arvid Diels, Daniel Goethals, Benny Mertens ou Philip Mestdagh sera le prochain sélectionneur national ? La réponse ne devrait à présent plus tarder. Ces quatre coaches figurent sur la short-list des instances fédérales pour endosser le difficile rôle de coach de l'équipe nationale belge. Dans un contexte particulièrement compliqué, les chances de voir la Belgique rejoindre un jour les jeux Olympiques ont chuté au fil des phases finales manquées. 2009, puis surtout - plus cruelle - 2011, ont constitué deux rendez-vous loupés. Il ne faut dès lors plus tergiverser et se qualifier au plus vite pour une phase finale. Rejoindre celle de l'Euro-2013 en France relèverait de l'exploit. Déjà parce que la Belgique est versée dans le 4e chapeau et aura d'office un groupe compliqué à gérer. En outre, disputer les qualifications en juin/juillet reste une période presque insoluble dans notre réalité belge. Imaginez un peu un tirage avec l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Italie et le Luxembourg. Seuls les deux premiers sont qualifiés...

Point positif, tout le monde s'accorde à dire que le talent ne manque pas. Le mix de génération tant espéré n'a pas encore produit les résultats promis. C'est encore possible, mais c'est sans doute la dernière chance.

Les quatre candidats - Arvid Diels, Daniel Goethals, Benny Mertens et Philip Mestdagh - ont passé des auditions samedi dernier devant les deux directeurs techniques de notre basket: Sven Van Camp pour la VBL et Raphaël Obsommer pour l'AWBB. Un (ou plusieurs ?) candidat(s) devra (devront) être présenté(s) devant le nouveau Steering-Comitee gouvernant désormais les destinées de l'équipe nationale - soit Jean-Pierre Delchef, président et José Nirvalet, président du département détection et sélection, Adri Welvaarts, président et Koen Umans, secrétaire-général de la VBL d'autre part - et qui devrait se décider pour le 1er décembre au plus tard. L'idée est de progresser bien vite vers une approche bien plus professionnelle dans les structures bien sûr et avec, notamment, à plus ou moins court terme, un sélectionneur à temps plein.

L'heureux élu devra ensuite se mettre à table pour composer son staff, définir plus précisément les lignes à suivre et plus concrètement la manière de les suivre, et avec quelles joueuses. L'on aura très vite compris que l'on en est encore qu'aux prémices d'une solution, même si le temps presse. Dans un contexte politico-communautaire difficile, il faudra se mettre d'accord rapidement, pour le bien du basket féminin belge dans son ensemble, pas dans l'intérêt particulier de l'une ou l'autre ligue. A un autre échelon, certains essaient depuis plus d'un an et demi.. sans succès !

  • Les quatres candidats par ordre alphabétique

Arvid Diels - Du genre 'je t'aime moi non plus' avec la VBL

Sélectionneur national: abattre la bonne carte !
Arvid Diels, 33 ans, est le sélectionneur pour l'instant en place. Son contrat arrive à son terme, il faut renégocier. Le Malinois a porté Sint-Katelijne-Waver à bout de bras pour en faire une valeur sûre du championnat de Belgique ayant réussi la gageure de l'imposer au milieu du trio historiquement présent depuis des lustres: Namur, Waregem et Boom. Champion de Belgique en 2010, il assure en outre la pérennité de son club en axant son attention sur les jeunes. Ex-directeur technique à la VBL et aujourd'hui coach topsport, Arvid Diels a donné au basket belge son orientation actuelle en matière d'écoles topsport du côté néerlandophone et de structures de sélections de jeunes. Au moment où le basket féminin belge traversait le désert, il aura été parmi ceux qui l'a sorti de l'ombre et qui la guidé vers un oasis dont profite à présent l'ensemble du milieu. Il fut le premier à qualifier une sélection pour un championnat du monde, dont il prit la 5e place à Moscou en U21 en 2007 avec la génération Capréaux-Leemans pour pendre aussi dans la foulée la 5e place de l'Euro-U20 en 2007 à Sofia. Médaille d'or au Festival Olympique de la jeunesse à Trabzon cet été avec les U16, il poursuivait en décrochant avec son groupe la médaille d'argent à l'Euro en Sardaigne.

  • Arvid Diels a démontré à plusieurs reprises un grand savoir-faire, particulièrement sur les courtes périodes, genre campagne avec les sélections nationales. Mais l'échec l'été dernier en qualifications pour l'Euro-2011 avec les dames pèse contre lui, de même que ses relations tendues avec la VBL dont certains ne lui ont jamais pardonné d'avoir opté pour l'aventure européenne avec Sint-Katelijne-Waver plutôt que de marcher avec les Young Cats. Il était aussi le candidat appuyé par l'AWBB... avant l'apparition de Daniel Goethals. L'ambiance extra-sportive, excusez l'expression, du genre pourrie lors du barrage additionnel à Taranto ne plaide pas non plus en faveur d'une prolongation de contrat avec Arvid Diels.

Daniel Goethals - Un grand coup pied dans la fourmillère

Sélectionneur national: abattre la bonne carte !
A 42 ans, Daniel Goethals entraîne Dexia Namur Capitale, version fusionnée, pour une 2e fois après un premier passage au feu Dexia Namur en 2009-2010. Passé dans les rangs de Declercq Stortbeton Waregem la saison dernière, il offre, lui le coach wallon, le titre de champion de Belgique aux Flandriennes. L'ex-international belge, aujourd'hui employé comme coach à l'AWBB, a commencé par inscrire sur sa carte de visite des faits d'armes en sélection nationale chez les jeunes avec une médaille d'argent au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne (FOJE) avec les U16 en 2009 à Tampere en Finlande, une titre de vice-champion d'Europe à Naples, toujours en été 2009, et une 4e place au Mondial U17 à Toulouse l'année suivante.

  • Daniel Goethals apporte une vision professionnelle et des méthodes issues du basket masculin qu'il a cotôyé comme joueur au plus haut niveau durant de très nombreuses années. L'homme n'a pas sa langue en poche et sait se faire entendre. Le choisir comme sélectionneur national serait donner un fameux coup de pied dans la fourmillère et Daniel Goethals n'a pas la réputation de se laisser dicter ses choix. Ce qui dans le contexte actuel pourrait jouer en sa défaveur. Il n'a pas non plus l'aval de la VBL dont une certaine frange ne lui a pas encore pardonné d'avoir refusé aux jeunes joueuses de Waregem de disputer la première saison des Young Cats.

Benny Mertens - Le coach qui a donné à la Belgique ses lettres de noblesse

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A 53 ans, Benny Mertens est le coach belge le plus titré. Son palmarès s'orne d'un titre de champion de Belgique avec Dexia Namur et d'une Coupe de Belgique. Mais il est surtout celui qui aura offert à la Belgique ses plus beaux résultats, soit une 6e place à l'Euro-2003 à Patras, le meilleur résultat jamais obtenu par l'équipe nationale dames et il aura aussi offert au basket belge, masculin et féminin confondus, une médaille d'or dans un Euro avec encore tout frais dans les mémoires le titre de champion d'Europe avec les U18 à Oradea en Roumanie cet été. En disgrâce après 2003, il s'est concentré sur son club de Jeugd Gentson qu'il maintient en D1 avec une formation composée des jeunes gantoises conservant envers et contre tout une sélection de jeunes dans des conditions parfois peu enviables. Il s'y est forgé son expérience, son caractère et son jusqu'au-boutisme.

  • Benny Mertens est le seul des 4 candidats à avoir connu les deux générations. Celle d'Ann Wauters, Anke De Mondt, Laurence Van Malderen, Kathy Wambe qu'il a conduit à cette fameuse 6e place à l'Euro de 2003, celle d'Emma Meesseman, Julie Vanloo, Antonia Delaere qu'il a mené au titre européen en U18. Maintenant que ceux qui avaient dicté son éviction au lendemain du championnat d'Europe en Grèce ne sont plus là, plus grand chose ne se présente en obstacle à sa nomination. Hormis peut-être l'AWBB qui joue clairement la carte de Daniel Goethals et hormis peut-être une certaine susceptibilité au sein de la VBL qu'il naurait parfois pas ménagée.

Philip Mestdagh - Il a un secret, c'est sûr, jusqu'où marchera-t-il ?

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Philip Mestdagh, 48 ans, aura donné à Crack Blue Cats Ieper ses lettres de noblesse et conduit le club flandrien de la provinciale aux cîmes de l'élite belge. Avec un label de qualité en matière de formation des jeunes joueuses qui aura permis aux sélections nationales de jeunes de s'enrichir de véritables pépites d'or. Emma Meesseman, Julie Vanloo, Sien Devliegher, Kim Mestdagh, Hanne Mestdagh, Jasmina Rosseel, et l'on en passe, toutes sont passées entre ses mains.

Il poursuit son oeuvre avec les dames en démontrant qu'il peut gérer ses jeunes jusqu'au bout de la chaîne. Longtemps non reconnu par les instances officielles, il ne sera jamais non plus entré en ligne de compte pour les sélections nationales chez les jeunes. Sa gestion des Young Cats pourtant étonne, avec à la clé 2 victoires la saison dernière en Eurocoupe FIBA et déjà deux succès cette année à Novosibirsk et face à Telge à la suite d'une préparation pourtant compliquée et réduite à sa plus simple expression.

  • Philip Mestdagh est quelqu'un de fondamentalement positif et qui tient un discours allant dans le même sens. L'homme a de la carrure et s'est forgé une dure carapace sous des dehors affables. C'est le candidat rêvé par une certaine frange de la VBL qui souhaite que, dans un soucis de continuité, le staff des Young Cats trouve son prolongement dans celui des dames. Il n'est pas celui de l'AWBB qui estime sans doute qu'il ne défend pas suffisamment la cause francophone.

Un joker ?

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Il est peu problable, pour l'instant, qu'un joker ne sorte de l'une des manches. L'option d'un coach étranger n'est pas à l'ordre du jour, ni celle d'un coach belge évoluant à l'étranger. A priori donc, l'un des quatre candidats ci-dessus devrait endosser le rôle de sélectionneur national et représenter la Belgique au tirage au sort le 4 décembre prochain à Munich.


Mardi 22 Novembre 2011


1.Posté par paco25 le 23/11/2011 08:49
On se dirige clairement - une fois de plus, serais-je tenté de dire, comme dans de multiples autres domaines - vers un clivage communautaire, avec deux représentants de VBL en position de force puisqu'ils ont trois candidats, deux représentants de l'AWBB qui freineront des quatre fers si ce n'est pas Goethals... ou qui consentiront du bout des lèvres au choix d'un autre larron à condition de monnayer leur accord contre de substantielles contreparties (lesquelles ?).
Au final, bien malin sera celui qui parviendra à prédire l'issue de ce xième sac de noeuds ! Pourtant, comme en politique, le temps presse...

2.Posté par j-P le 24/11/2011 19:50
Arvid Diels est loin devant les autres dans les qualités d'entraîneur. Il est le meilleur formateur belge et toutes les filles passées entre ses mains évoluent et dès qu'elles le quittent, elle baissent de niveau et ce dû au fait qu'il est le seul coach en Belgique à mettre une intensité permanente aussi bien offensivement que défensivement.

Est-ce que Philip Mestdagh est capable de fédérer autour de lui et de s'imposer dans le costume d'entraîneur national? On ne le saura jamais s'il ne reçoit pas sa chance. Puis, lui comme Arvid Diels est capable de mettre les jeunes en confiance et les rendre meilleur. Il est en train de faire un travail incroyable avec les Young Cats, qu'il continue sur sa lancée.

Daniel Goethals est clairement le seul coach avec une idée du basket professionnel et de ce qu'il faut mettre en place pour essayer de se hisser au plus haut niveau. Sachant que l'équipe sera essentiellement composée de jeunes, arrivera-til à s'adapter à une équipe avec autant de talent et faite pour jouer sur un tempo rapide et non lentement .Il reste un ancien pivot donc son style de jeu s'en ressent malheureusement.

Benny Mertens a réussi ce que personne n'avait réussi avant lui, il a su créer un groupe, s'adapter à celui-ci et jouer avec ces forces. Il est donc le candidat qui mériterait plus que quiconque le poste. Il a prouvé, il confirmera, laissons le y aller, et arrêtons de penser en Wallons, flamands! La Belgique mérite un bon coach et les seuls capables de relever le défi se trouvent dans le nord du pays.

3.Posté par paco25 le 07/12/2011 11:35
J-P, je suis totalement d'accord avec vous concernant Diels et Mertens.
Je le suis partiellement concernant Mestdagh, pour le travail qu'il fait avec les Young cats - mais cette équipe bénéficie de l'élan de l'ex-génération U16/U17 et maintenant U18. Son travail était déjà pré-mâché.
Par contre, je ne partage pas votre avis concernant Goethals : OK pour votre première phrase. Mais pour le reste, Big Dan a DEJA prouvé qu'il était capable de travailler avec des jeunes (c'est lui qui était à la tête des U16 au Festival Olympique et au championnat d'Europe il y a 2 ans, à la tête des U17 4e du championnat du monde l'an dernier - et dans les deux cas, il n'a jamais eu une équipe de doubles-mètres à sa disposition : son style de jeu était donc basé sur des jeunes de petit gabarits (Messeman exceptée) très agressives défensivement et jouant vite le fast-break. Bref, un tempo rapide (dont vous semblez le juger dépourvu). Ce qu'il fait à Namur cette année est différent : la composition de son équipe l'oblige à adopter un style de jeu plus posé, à l'exception de Hind BenAbdelkader, il n'a pas vraiment de joueuse ultra-rapide/ultra-agressive. Les forces du groupe sont ailleurs.
Conclusion : Daniel Goethals est capable de s'adapter à TOUS les styles de jeu et à toutes les configurations d'équipe.

Donc, pour moi, non, les seuls bons coaches capables de relever le défi ne se trouvent pas au nord du pays !





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