La Belgique au championnat du monde U17 en France - Toulouse - 16 au 25 juillet 2010

Avec ses 10 unités en première période, Sien Devliegher aura été peut-être la première à dissiper la nervosité qui semblait marquer les premiers instants de ce Belgique / Mali qui ne restera certes pas dans les mémoires, mais qui aura eu le mérite de lancer les Belges - surtout en seconde période - dans ce championnat du monde, bien conscient que l'opposition était modeste et que l'Argentine sera déjà d'un autre calibre samedi.


Une bonne entrée en matière pour Sien Devliegher
Une bonne entrée en matière pour Sien Devliegher
"C'est vrai que nous étions nerveuses, mais nous étions surtout impatientes de commencer la compétition," concédait Sien Devliegher. "On a oublié de mettre du rythme. C'est sûr que le coach n'était pas très content à la mi-temps. Il fallait mettre plus d'agressivité, de vitesse, courir et contenir nos émotions. Ne pas montrer en tous les cas que nous étions peut-être impressionnées d'entamer ce Mondial. Mais bon, en deuxième mi-temps cela a été beaucoup mieux." La meneuse de Blue Cats Ieper savoure l'instant dans la foulée d'une deuxième place avec les U16 l'an dernier. Après avoir fait ses classes à La Panne, Sien Devliegher a pris le chemin de Ieper où elle évolue depuis 5 saisons, avec la satisfaction "d'avoir pu sortir une belle saison malgré le départ de Julie Vanloo par exemple. Je pense que beaucoup d'équipes nous ont sous-estimé et au final nous avons fait un beau parcours. Maintenant, c'est Hanne (Mestdagh) qui part, puis Isabelle (Degels), nous verrons comment cela se passe la saison prochaine."

Impressionnée, ou plûtot impatiente, d'entrer dans ce Mondial, Sien Devliegher prend petit à petit de l'assurance et sa place au sein de la sélection, un paradoxe pour une fille qui n'a pas réussi le test d'entrée au topsport. Etudiante en dernière année, la saison prochaine, elle pense à entamer ensuite des études de médecine et combiner la pratique du basket au plus haut niveau. Une tête bien sur les épaules donc qui lui fait dire "qu'il ne faut surtout pas croire que cela va être facile contre l'Argentine. Nous savions que le Mali était à notre portée, c'était à nous de ne pas avoir trop de confiance et c'est à nous encore de faire attention demain (samedi). Pour le reste, nous avons une belle équipe pour essayer d'aller le plus loin possible."

Rédigé par Christian Detroz le Samedi 17 Juillet 2010 à 00:47