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BNT Dames

Les Belges s'offrent le scalp de la Grèce...

... made in Maltsi 84 à 80 ! Un match référence...


Si la défaite face à la France 84 à 59 la veille n'était ni décevante, ni réjouissante, le succès glané face à la Grèce samedi (84 à 80) au deuxième jour du tournoi de l'Ain, à Bourg-en-Bresse, est encourageante, plus qu'encourageante même. Cette victoire face à la bande à Maltsi pourrait même constituer un match clé pour la suite de la campagne.



Un succès important à plus d'un titre
Un succès important à plus d'un titre
Un succès important à plus d'un titre
Un succès important à plus d'un titre
Un match référence. A n'en point douter ce succès face à la Grèce, 5e du dernier Euro et en chasse d'un billet olympique (tiens, tiens.. on y revient toujours) lors du prochain Euro en Pologne, peut constituer un match clé pour les filles d'Arvid Diels qui ont démontré qu'elles pouvaient en avoir dans le ventre et dans le coeur aux fins de compenser les lacunes et les inexpériences. En rentrant aux vestiaires avec un 32-38 en poche guidée par Emma Meesseman, 14pts, 8 rbds déjà en première période, la Belgique a non seulement prouvé qu'elle pouvait être dans le match, mais c'est comme ci les filles d'Arvid Diels avait, aussi, pris conscience de quelque chose. C'est avec, en sus, un capital confiance monté brusquement en flèche que les Belges ont repris la seconde période pour garder les devant 52-60. Ce sera même 52-62 avant que la Grèce, piquée au vif, ne réagisse, avec orgueil. Un 12-0 bien tassé: 64-52 avec cette diablesse d'Evanthia Maltsi, MVP de l'Euro-2009, qui plantera 29 points samedi. Qu'à cela ne tienne, se disait-on, la Belgique avait rivalisé.

Confiance et audace

Romina Ciappina a dégainé
Romina Ciappina a dégainé
Elle fera mieux. C'est l'autre gros point de satisfaction. Rester calme et gérer la tempête grecque dans le money time. Kim Mestdagh, Miete Celus, Sofie Hendrickx, puis plus tard Emmanuelle Mayombo, avaient aligné à longue distance traduisant la confiance belge pour un 10/13 à 3 pts. Une stat largement alimentée par Romina Ciappina (4x4) qui marquait ou, au pire, récoltait les lancers (20/25 au total pour les Belges). L'apport de l'ailière belge, exilée en Slovaquie, s'avéra un puissant apport d'oxygène. Noméie Mayombo (11 pts) et Miete Celus (10 pts) prenaient aussi un peu plus d'assurance. La Belgique allait garder la clé du succès. Même à 72-69 quand la Grèce repassait devant. Emmanuelle Mayombo, donc, avec son trois points, une éclatante Emma Meesseman (26pts, 11 rbds), MVP du match, un rebond précieux de Sofie Hendrickx (8 rbds, 7 pts) à 80-82 sur un trois points manqué de Spryridoupoulou, et une faute volontaire provoquée, sur le contre, par Emmanuelle Mayombo qui mettait ses lancers: les dernières secondes étaient tendues, mais la Belgique l'emportait bien 80-84.

Grèce - Belgique 80-84 (mi-temps: 32-38)
18-19/14-19/20-22/28-24
Grèce: 28/62 à 2pts, 8/19 à 3pts, 16/21 LF, 29 rebds, 15 pertes de balle, 25 fautes. Stamati, Dimitrakou 8, Chatzinikolaou 11, Kaltsidou 14 (2x3), Maltsi 29 (5x3), Papamichail 3, Kasapoglou 2, Sotiriou 2, Spyridopoulou 3 (4 rbds), Spanou 8 (1x3)
Belgique: 27/56 à 2pts, 10/13 à 3pts, 20/25 LF, 31 rbds, 20 pertes de balles, 20 fautes. Ciappina 20 (4x3), Dubuc, Delaere, Celus 10 (1x3), Hendrickx 7 (1x3, 8 rbds), K. Mestdagh 3 (1x3), N. Mayombo 11 (2x3), Meesseman 26 (11 rbds), Maes 2, Malfait, E. Mayombo 5 (1x3)
BOX SCORE

L'autre rencontre de la soirée a vu la France s'imposer encore largement face à Israël 76 à 40

'On a bien préparé l'adversaire !' (Arvid Diels)

Les Belges ont pris confiance, Arvid Diels voudrait que 'tout le monde suive le mouvement et ose encore plus !'
Les Belges ont pris confiance, Arvid Diels voudrait que 'tout le monde suive le mouvement et ose encore plus !'
"On a joué pendant 40 minutes cette fois", se réjouissait Arvid Diels. "On a très bien commencé le match avec un 100% aux lancers, des lay-ups, des trois points. Oui l'équipe a pris confiance. Mais déjà après le premier quart temps. J'ai dit au temps mort que c'était déjà bien d'être là. C'est le 5e à l'Euro, ils ont été aux championnats du monde. Mettre 60 pts (59) contre la France, 84 contre la Grèce, on doit être content. J'ai pris comme référence notre 3e quart contre la France. Maintenant, il y a encore les pertes de balle à contrôler, et les fautes. Je dirais plutôt que c'est l'expérience qui est de l'autre côté. La façon d'attaquer l'anneau, de jouer des coudes. Les arbitres sifflent. Il faut s'adapter. C'est nouveau pour les joueuses. Elles n'ont pas la réponse. C'est pour ça que nous au niveau du staff, on ne critique pas, on laisse évoluer pour que, elles, elles apprennent et voient comment il faut faire. Les pertes de balle, c'est du à la qualité des joueuses, à l'inexpérience aussi. Maintenant, on a joué plus collectif que la Grèce qui a tout basé sur Maltsi qui a démontré qu'elle n'était pas MVP de l'Euro pour rien. J'ai dit hier (après la France) qu'il nous manquait un peu d'apport à l'aile. Romina (Ciappina) à distance, Miete (Celus) en pénétration ont apporté aujourd'hui. Même quand la Grèce est repassée devant en fin de match, on est resté calme. C'est très positif. Comme le fait que nous avons bien préparé l'adversaire. J'espère pouvoir faire la même chose avec l'Allemagne. Les Allemandes jouent demain contre les Pays-Bas, j'ai demandé que quelqu'un de chez nous aille filmer. C'est très important !"

La Belgique jouera son 3e match ("un adversaire encore différent, cela nous fera trois styles de jeu différents, c'est très intéressant", ajoute Arvid Diels, le sélectionneur national.) contre Israël à 15 heures.

Une grosse envie et un collectif qui se forme

Le collectif a payé !
Le collectif a payé !
C'était bien d'avoir pu jouer la France d'abord", expliquait Romina Ciappina après la rencontre. "C'était un peu difficile aussi parce que l'on ne se connaissait pas. Aujourd'hui (samedi), je pense que la Grèce nous a sous-estimée au vu du score d'hier. Cela s'est mieux passé pour nous." Avec 20 unités au compteur, dont un 4/4, Romina Ciappina est une shooteuse. "L'expérience en Slovaquie m'a beaucoup aidée. Tant sportivement qu'humainement. Il y a beaucoup de pauvreté là-bas, on ne peut être que touchée. Au niveau du basket, c'est une très belle expérience. Le jeu en Slovaquie est peut-être plus physique, mais au niveau du rythme cela se vaut. Les coaches laissent plus de liberté aussi, mais n'hésitent pas à dire les choses quand il le faut. Oui, je pense avoir changé durant ces deux années."

"Nous avons joué en équipe, jusqu'au bout. C'est très positif", rajoutait de son Sofie Hendrickx. "On le sait les circonstances sont difficiles, mais notre groupe veut laisser cela derrière. Des joueuses ne sont pas là, on ne va pas parler tout le temps de ça. Celles qui sont ici, le veulent, veulent jouer, et veulent faire quelque chose. L'esprit est très positif. Nous sommes pas juste là pour dire d'être là. Tout ce qui a pu se passer avant, on veut le laisser derrière soit.", explique l'Anversoise incluant ses relations, cette saison, avec Arvid Diels. "Nous n'avons pas de stars dans notre équipe. Bien sûr, il y a le talent d'Emma. Mais nous sommes toutes sur le même pied, avec le même objectif. On vient ici pour le jeu et pour retirer d'énormes choses pour l'avenir aussi. On essaie d'utiliser chaque moment pour notre objectif premier qui est l'Allemagne. On en parle déjà beaucoup. Il y a une grosse envie."


Samedi 28 Mai 2011




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