Made in Belgium

Gros coup de tonnerre: Point Chaud Sprimont arrête son équipe dames

La D2 messieurs est aussi scratchée



L’annonce fait l’effet du bombe et constitue une catastrophe pour le basket féminin belge et wallon en particulier. Point Chaud Sprimont arrête sa division I dames. Le Conseil d’administration du club liégeois a en effet voté lundi soir l’arrêt de sa division 2 messieurs et de sa division 1 dames.



Point Chaud Sprimont était arrivé au sein de l’élite il y a 9 ans pour devenir le pôle liégeois de référence offrant une perspective aux jeunes basketteuses de la région. La jeune formation de Pierre Cornia avec Julie Allemand (MVP de l’Euro U18 B à Miskolc, 2e et promu en A), Manon Grzesinski, Axelle Bernard, Natacha Doppée, Léa Lonay, c’est deux dernières championne à l’Euro U20 B cet été à Albena, d’autres jeunes joueuses encore, autour notamment de Nina Crélot, figure liégeoise s’il en est.

Nous risquons de perdre les subsides de la région wallonne , et les temps sont devenus très difficile”, a expliqué Christian Grandry, le manager général de Point Chaud Sprimont. “A partir du moment où le Conseil d’Administration votent l’arrêt des deux formations de l’élite, que pouvons nous faire. Le club va continuer avec une équipe régionale, chez les dames (R1) et les messieurs (R2). Le CA a estimé qu’il vallait mieux supprimer et D2 hommes et D1 dames pour ne pas provoquer une scission du club. Il ne fallait pas non plus s’engager dans un chemin difficile et faire “l’année de trop” j’ai envie de dire. De mon point de vue, c’est un choc. Je ne parviens pas à y croire, même si je comprends les arguments mis sur la table. Cela fait tellement d’année que l’on s’investit dans ce projet et d’un coup, il s’arrête. Je ne réalise pas vraiment.”

Les dames souvent sacrifiées

Quel avenir pour les Liégeois ?
Quel avenir pour les Liégeois ?
La cohabitation de deux clubs au plus haut niveau (ou presque), un chez les messieurs et un chez les dames, aboutit dans 99% des cas aux sacrifices de l’équipe féminine. Point Chaud Sprimont a tenu le coup jusqu’ici, Kangoeroes-Boom y est parvenu cette saison, mais combien de temps y parviendra-t-il encore. La nouvelle est triste, même si plusieurs voix s’élèvent pour trouver une solution afin de garder un club liégeois en division I. C’est très important pour l’équilibre du basket féminin belge au sein de l’élite. Pour l’heure, c’est le choc de l’annonce qui couvre d’éventuelles perspectives.

"Malheureusement, les coûts prohibitifs du basket à ce niveau (le simple droit de participer une année à la compétition coûte 28.000 euros de licence pour l’ensemble des équipes !), ainsi que la probable disparition prochaine du « plan basket » de la Région Wallonne, font que les années qui viennent seraient des années à risque pour le club", a ajouté Point Chaud Sprimont dans un communiqué. "Il est impossible d’en demander plus à ceux qui – sponsors, bénévoles – ont déjà tant œuvré pour arriver à faire de Sprimont cet exemple du basket wallon. En conséquence, avec le sens des responsabilités qui l’a guidée jusqu’ici, l’équipe de gestion en est arrivée à la conclusion qu’il devenait déraisonnable de poursuivre dans cette voie ; il n’est pas question de se lancer dans une nouvelle saison avec de gros risques de ne pas pouvoir boucler le budget".

Les temps sont difficiles, c'est une certitude. Ce n'est pas pour rien non plus que les dames avaient lancé un appel pour sauver leur projet !

Alors que le même jour, Spirou Monceau s'est senti obligé de publier un communiqué pour démentir certaines rumeurs. Voir chez nos confrères de Basket in Belgium.


Christian Detroz
21/01/2014