Les 12 pour l'Euro sont connues à l'issue du tournoi de Latina, Italie

Une tournoi tout encore en mode préparation pour les Belgian Cats



La Belgique s'est inclinée à deux reprises contre la Russie et l'Italie vendredi et samedi à Rome pour terminer par un succès sur la Hongrie dimanche au tournoi de Latina. Les douze pour l'Euro sont connues.



Antonia Delaere (photo: Eddy Lippens))
Antonia Delaere (photo: Eddy Lippens))
La Belgique est revenue de Rome avec une victoire (contre la Hongrie 61-54) et deux défaites (face à la Russie 57-48 et devant l'Italie 68-62) lors d'un tournoi de préparation à Latina, à 80 km de Rome. Les filles de Philip Mestdagh, réduites désormais à douze avec le retour d'Ann Wauters prévu mardi, auront certainement beaucoup appris dans tous les aspects d'une situation qu'elles retrouveront puissance 10 au championnat d'Europe du 16 au 25 juin à Prague.

Russie - Belgique 57-48
BOX SCORE
Italie – Belgique 68-62
BOX SCORE
Belgique – Hongrie 61-54
BOX SCORE

Julie Vanloo (photo: King Chan)
Julie Vanloo (photo: King Chan)
Devant les Russes, la différence de niveau s'est cruellement faite ressentir dans le débat physique et le gabarit. Il faudra ruser pour venir à bout des puissances européennes et éviter de se faire bousculer. Contre l'Italie, le manque de concentration et de rigueur aura joué un bien mauvais tour aux Belgian Cats dans une rencontre qu'elles auraient pu ou du gagner. Le moindre moment creux se paiera cash à l'Euro et le retard à l'allumage aussi. Il était dit aussi que les deux "marchés" sifflés contre Kim Mestdagh et Emma Meesseman n'en étaient pas dans le money-time à 62-62 face aux Transalpines, mais là aussi, bienvenue dans le "real world". Il faudra composer avec.

Il était impératif d'instaurer une spirale de victoire, y compris en préparation, et d'ajouter à l'envie de bien faire une culture de la gagne ("qui impose de marcher sur l'autre", rappelle toujours Laurent Buffard). Travailler en condition réelle est le seul moyen de performer à l'Euro. Monter le niveau d'exigence est aussi une condition sine qua non pour éviter une grosse déception dans un championnat d'Europe seniors que presque toute l'équipe belge, staff y compris, va découvrir.

Les points positifs auront certainement été les réactions dans le dernier quart temps contre la Russie (12-21), les bons moments contre l'Italie avec des "ups" ayant permis à deux reprises aux Belgian Cats de mener de 11 points (17-28) puis de 8 (47-55) à l'entame de la dernière ligne droite. Là également, même en préparation, il s'agit de surfer sur cet avantage pour "tuer le match", vulgairement parlant, question de contrôle et de pouvoir. De se faire respecter aussi. Ce fut aussi le cas contre les Hongroises, même si le sélectionneur national, prenait sur lui d'avoir encore tourné à douze et effectué de nombreuses rotations et autres essais. De bonnes réactions par moment donc, mais à Prague, il ne s'agira pas de travailler uniquement en réaction, signe alors qu'il serait déjà trop tard.

Ann Wauters rejoint le groupe mardi

Jana Raman (photo: King Chan)
Jana Raman (photo: King Chan)
Le temps des essais est terminé. La mise en place d'une hiérarchie s'impose avec des choix à faire, parce que le danger peut en réalité surgir de plusieurs côtés que ce soit Kim Mestdagh, Jana Raman contre la Russie, Hanne Mestdagh, Jana Raman encore contre l'Italie ou Antonia Delaere , Kyara Linskens, contre la Hongrie, notamment et pas exclusivement. A la mène aussi une hiérarchie et un choix s'impose avec Julie Vanloo, Noémie Mayombo et Marjorie Carpréaux.

Avec l'arrivée d'Ann Wauters mardi et l'intégration d'Emma Meesseman, revenue jeudi dernier de la WNBA pour ce week-end en Italie, l'équipe belge a du potentiel et les deux rencontres contre l'Espagne vendredi et samedi à Wevelgem permettront d'évaluer le potentiel des Belgian Cats à quinze jours alors de l'Euro. Travailler en condition réelle est primordiale. Raison pour laquelle aussi les douze ont déjà été communiqués "pour assurer la sérénité du groupe", selon la volonté du coach national.

Face aux vice-championnes olympiques, il ne s'agit plus de considérer qu'il s'agit de rencontres amicales, mais d'une simulation grandeur nature. Car le temps presse. Restera ensuite une joute contre les Pays-Bas le 10 juin à Ypres. Le manque d'expérience et la naïveté dans les combats de haut niveau se corrigeront par l'enthousiasme, la fraicheur du débutant et la gnac mais par la concentration surtout et la constance dans celle-ci.

*Serena-Lynn Geldof, Jaleesa Maes et Heleen Adams, coupées dimanche, resteront avec le groupe jusqu'au départ pour Prague.

Sofie Hendrickx (photo: Eddy Lippens)
Sofie Hendrickx (photo: Eddy Lippens)

Les 12 pour l'Euro


00 Kyara Linskens C 1.90 13.11.1996 Belfius Namur
05 Kim Mestdagh SG 1.80 12.03.1990 Flammes Carolos (Fra)
06 Antonia Delaere F 1.82 01.08.1994 Mithra Castors Braine
08 Sofie Hendrickx PF 1.86 18.05.1986 Belfius Namur
09 Marjorie Carpreaux PG 1.65 17.09.1987 Declercq Stortbeton Waregem
10 Noémie Mayombo G 1.70 10.02.1991 Mersin (Tur)
11 Emma Meesseman C 1.93 13.05.1993 Ekaterinburg (Rus)
12 Ann Wauters C 1.95 12.10.1980 Bellona Agu Kayseri (Tur)
22 Hanne Mestdagh F 1.78 19.04.1993 Eisvögels Freiburg (Ger)
32 Heleen Nauwelaers F 1.80 14.03.1996 Sint-Katelijne-Waver
35 Julie Vanloo PG 1.74 10.02.1993 Virtus Ragusa (Ita)
42 Jana Raman PF 1.86 15.02.1991 Kangoeroes Willebroek


Christian Detroz
29/05/2017