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Le CEP Fleurus ne survivra pas à la Division 1

Quoiqu'il arrive à l'issue des play-down


Lanterne rouge à l'issue de la phase régulière, et après deux défaites en play-down, le CEP Fleurus a fait son deuil de sa brève aventure au sein de l'élite. Quoiqu'il arrive, le CEP Fleurus ne survivra pas à la division I. Entretien avec son manager sportif, Thierry Foerster.



Thierry Foerster ne regrette pas le choix d'être monté, mais reconnaît que le défi est raté
Thierry Foerster ne regrette pas le choix d'être monté, mais reconnaît que le défi est raté
Mal embarqué en play-down, le CEP Fleurus n'espére plus se sauver sur le plan sportif, car le club fleurusien ne survivra pas en division 1. Quoiqu'il arrive, la décision d'arrêter l'équipe de division 1 a été prise. “Et à partir de ce moment-là, le ressort a été cassé. L'annonce est officielle”, confirme Thierry Foerster. “La section féminine continue, je continue aussi, mais plus en D1. Cela fait 15 ans que je suis à Fleurus. Nous continuerons avec nos équipes de jeunes, dans cette optique de formation qui a toujours été la nôtre. Et au niveau senior, il faudrait que l'équipe de Régionale 2 accède à la R1, via les play-off pour lesquels nous nous sommes inscrits pour espérer même jouer en R1 la saison prochaine. Il n'est pas dans l'idée d'accepter de jouer en R1 avec l'effectif qui serait à notre disposition. Ce n'est que si la R2 montre sur le terrain qu'elle peut monter que nous ré-examinerions notre position.”

Monter de R1 devrait être obligatoire !

Erik Cleymans devrait pendre aussi un peu de recul la saison prochaine (photo: G. Gamache/CEP Fleurus)
Erik Cleymans devrait pendre aussi un peu de recul la saison prochaine (photo: G. Gamache/CEP Fleurus)
La saison dernière, le CEP Fleurus a relevé le challenge de la D1, “un challenge qui devrait être obligatoire pour le champion de R1 ou pour l'un des top 4 des play-off”, souligne Thierry Foerster, mais l'opération n'a pas été couronnée de succès. “Le projet tombe à l'eau. Nous avons raté le pari, il ne faut pas se le cacher. Mais c'est le sport. Notre équipe était très jeune. Nous avons subi une série de contre-temps qui ne nous ont pas aidé. L'arrête d'Amandine Halin dès le début de saison, la blessure d'Andrijana Vasovic, puis de Katalin Kurtösi et l'essai manqué avec Shantrell Moss. Cela dit, si le gouffre est énorme, c'est même un univers de différence, avec le top, nous n'avons jamais été ridicule non plus contre les équipes de la deuxième moitié de tableau.

La conjoncture est difficile, la jeunesse de l'effectif est aussi une des raisons de l'échec, “mais il ne faut pas perdre de vue que le CEP Fleurus est à la base un club masculin. Certains personnes ont donné beaucoup pour porter le projet féminin. Jean-Luc Mahaux a fait des efforts énormes pour tenter de rassembler des sponsors et si notre président Giovanni Mureddu assumera jusqu'en fin de saison, il a estimé qu'il n'était plus possible de continuer avec notre équipe de D1. L'annonce, il y a deux mois de Jean-Luc Mahaux d'arrêter et la décision de stopper la D1 ont été deux coups de massue qui ont miné l'équipe. Cette dernière place ne reflète, je pense, pas tout à fait notre niveau. Des jeunes ont montré qu'elles avaient le potentiel pour jouer un jour en D1. Lisa Mukeba va nous quitter, elle a 17 ans. Julie Lefevre n'a que 16 ans, ne l'oublions, mais je certifie qu'elles vont percer en D1. Il faut qu'elles fassent les bons choix.”

Continuer avec les équipes de jeunes et le travail de formation

Lisa Mukeba, un jeune talent pour la D1
Lisa Mukeba, un jeune talent pour la D1
Le CEP Fleurus va devoir se recomposer, “mais nous allons travailler dans la même continuité pour former des jeunes, les amener au plus haut niveau possible, et peut-être dans quelques années, nous refrapperons à la porte de la division 1, car il y a encore des jeunes qui vont arriver et le contexte sera peut-être meilleur”, souligne encore Thierry Foerster qui ne regrette pas d'avoir tenté de relever le défi. “Non, parce que c'est le sport. C'est l'esprit de compétition qui doit prévaloir. Je le répète, l'obligation de monter doit être instaurée quitte à être aidé dans un premier temps financièrement.”

Il ne restera pas grand-monde du noyau du CEP Fleurus. Trois filles, Manon Carlisi, Laetitia Watrelot et Loïse Foerster ont annoncé rester. Lisa Mukeba a annoncé son départ. Cyrielle Mahaux et Jessica Polizzotto arrêtent. Reste Julie Lefevre qui attend de voir une proposition en D1 et Camille Gamache veut jouer en R1, mais si cela n'aboutit pas, elle pourrait jouer avec le R2 de Fleurus. Erik Cleymans pourrait lui prendre une année de recul.

L'on ne reviendra pas sur l'imbroglio ayant entouré la transformation de Point Chaud Sprimont en Liège Panthers et la montée du CEP Fleurus, seul candidat aux play-off de R1, la saison dernière, le tout précipitant la chute de Crack Blue Cats Ieper en L1. L'annonce de l'arrêt de Fleurus va certainement raviver une certaine amertume côté flandrien.



Vendredi 3 Avril 2015